Expériences avec ProDrain et WGM chez Kesgro
Kesgro est une entreprise spécialisée dans la production de tomates qui dispose de 3 serres de 9 hectares chacune à Middenmeer. L'entreprise fait depuis peu usage de diverses configurations ProDrain et de WGM (sondes mesurant la teneur en eau). Nous sommes allés demander à Martin van der Hout, directeur général de l'exploitation chez Kesgro, ce qu'il pensait de ces systèmes.
Les producteurs irriguent traditionnellement sur la base du rayonnement, du drainage et du temps. Pourquoi, selon vous, ces données sont-elles insuffisantes pour déterminer le besoin de la plante en eau ?
« L'absorption d'eau est le résultat de nombreux facteurs et donc pas seulement du rayonnement mais aussi du déficit d'humidité, de l'éclairage, du mouvement de l'air et autres. Nous voulons à chaque moment de la journée pouvoir contrôler l'état du substrat. Le drainage n'est d'une conséquence de toutes sortes de facteurs de la gestion de l'eau. »
Pourquoi le degré d'humidité du substrat est-il si important pour la croissance ?
« La teneur en eau a un effet sur la croissance et le développement des racines et dirige ainsi le développement de la plante ainsi que des fleurs et des fruits. Une teneur en eau plus importante se traduit en règle générale par une production plus abondante mais peut par exemple affaiblir la plante et la rendre trop végétative, avec toutes les conséquences négatives que cela peut avoir. De nombreuses études ont été réalisées dans ce domaine. »
Comment contrôlez-vous le degré d'humidité du substrat ?
« Nous disposons au total de 8 compartiments de vannes, avec 4 WGM-continu et 4 ProDrains. Chaque compartiment de vannes est donc surveillé par un WGM ou un ProDrain. Nous avons en outre deux appareils manuels de mesure de la teneur en eau. Ces appareils sont utilisés pour déterminer les écarts de conditions dans la serre et pour vérifier si les pains de substrat WGM et ProDrain correspondent à la moyenne. »
Vous disposez à présent de 4 installations Prodrain sur une superficie de 8m² de plantes chacune ; pensez-vous que cela soit assez représentatif de l'ensemble de la serre ?
« Oui car les conditions sont relativement homogènes dans la serre. Une bascule présente l'inconvénient de ne pas pouvoir être déplacée. Si une tête de plante est cassée, cela peut signifier que 5 % de la surface des feuilles de la plante a momentanément disparu de la bascule. »
Un appareil de mesure de la teneur en eau permet une mesure ponctuelle ; cela donne-t-il suffisamment d'informations sur la teneur en eau du substrat ?
« Oui si vous utilisez correctement le WGM. Je sais qu'il y a de grandes différences selon l'endroit du mesurage. Cela peut également être influencé par le type de substrat et le mode d'irrigation. Ampleur du cycle d'arrosage, fréquence et autres sont autant de facteur ayant une influence sur ces données. »
Quels avantages pensez-vous tirer de la sous-saturation mesurée ?
« Nous devons apprendre à travailler avec et à nous y fier. Je m'attends entre autre à pouvoir mieux travailler sur les points suivants :
• Arrosage complémentaire le soir pour corriger un arrêt trop précoce
• Petits arrosages nocturnes de 3 heures au lever du soleil à titre complémentaire après l'allumage de l'éclairage vers minuit.
Tout cela sera toujours combiné aux arrosages périodiques, à l'heure et au rayonnement. »
ProDrain calcule également l'évaporation de la plante. Quelle est votre expérience dans ce domaine et qu'attendez-vous de cette information ?
« Nous attendons une image encore meilleure de la stratégie en matière de climatisation et de gestion de l'eau. Nous espérons également pouvoir ainsi mieux ajuster l'arrosage ou la climatisation. »
Vous avez également un dispositif de mesurage de la plante ; quelles informations vous attendez-vous à tirer de la croissance cumulée ?
« Nous avons tout de suite clairement remarqué que la croissance était liée à la quantité de lumière. Nous sommes chaque jour curieux de savoir la quantité de matière sèche que nous avons obtenue en plus. Le pesage est toutefois encore un peu sensible, par exemple à la température et aux activités de production. Après la descente, il se peut que le nombre de plantes suspendu au pesage soit incorrect et il convient de tenir compte de ce risque. Les données cumulées de la croissance nous permettront de mieux comprendre la production et de tester la stratégie de culture que nous suivons. »
Reste-t-il des moments de la journée où les informations sur l'humidité du substrat sont insuffisantes ?
« Nous pensons avoir maintenant suffisamment d'informations sur la teneur en eau du substrat. Je souhaite par contre pouvoir mieux suivre la répartition de l'EC dans le pain. »
Expositions
Horti ASIA 2012
Bangkok International Trade & Exhibition Centre (BITEC)
Bangkok, Thailand
9 – 11 May 2012
AMHPAC (Conference)
Guadalajara - Mexico
22 - 25 August 2012
Horti Fair
Amsterdam
30 Oct. - 2 Nov. 2012